Vous reprendrez bien une petite pénurie ? La fabrication de PCB en difficulté

Écrit par Guillaume
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Pièce maîtresse de tout matériel informatique, le PCB rencontre lui aussi des difficultés de production. Merci l’intelligence artificielle !

Un proverbe qui dit que « les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures ». Clairement, la blague des pénuries de composants informatiques est la pire de toutes et… elle ne semble pas près de s’arrêter. À la pire époque de l’épidémie de Covid-19, de nombreux composants manquaient à l’appel du fait d’une incroyable hausse de la demande liée à la multiplication du télétravail. Depuis maintenant six mois, nous connaissons une inflation au moins aussi remarquable de la DRAM et de la NAND, liée cette fois à une explosion de la demande pour assouvir les besoins de l’intelligence artificielle. De gigantesques contrats passés par les grandes entreprises du secteur phagocytent toute la production.

Aujourd’hui, nous apprenons que le problème touche un secteur qui, jusqu’à présent, avait toujours été épargné : il manque à chaque fois d’autres composants avant que la production de PCB ne soit en difficulté. Le PCB, ou Printed Circuit Boards, ce sont ces plaques qui servent de supports aux composants. Constitué de multiples couches de cuivre que l’on connaît sous le nom de CCL (Copper Clad Laminate), le PCB est gravé afin que des pistes soient marquées – elles sont là pour que les puces puissent communiquer entre elles – avant d’être recouvertes d’une couche protectrice.

Une usine de Nitto Boseki, au Japon © Nitto Boseki

Pour fabriquer ces différentes couches, il faut bien sûr disposer de cuivre, mais il est aussi indispensable d’intégrer de la fibre de verre de type T. Ce composant essentiel n’est produit que par quelques sociétés à travers le monde, la principale étant la Japonaise Nitto Boseki. À en croire le site DigiTimes, Nitto Boseki – mais les autres fabricants également – est simplement dans l’impossibilité de satisfaire la demande. Jusqu’à présent, les contrats qu’elle signait avec ses clients portaient sur des livraisons « jusqu’à trois ou quatre semaines ». Ces délais appartiennent au passé et on parle maintenant de « jusqu’à six mois » avec même l’instauration de quotas pour répartir la production entre les innombrables clients.

Forcément, si la production de PCB ne suffit pas à satisfaire la demande, les fabricants de cartes mères ou de cartes graphiques par exemple vont devoir prendre leur mal en patience et leurs productions vont devoir ralentir… alors qu’elles étaient déjà insuffisantes ! Autant dire que la situation n’est pas près de s’arranger sur le front des composants informatiques. Pour les PCB, DigiTimes indique que Nitto Boseki a lancé des travaux pour augmenter sa production, mais cela ne produira pas d’effets avant le début de l’année prochaine.