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25 ans de PowerVR : de la concurrence 3DfX aux SOC
Écrit par Guillaume 03-09-2017

Autrefois connue sous le nom de VideoLogic, la société Imagination Technologies célèbre les 25 ans de l’architecture PowerVR. Au travers de plusieurs publications sur son blog, nous en apprenons un peu plus sur l’historique de ce pionnier de la 3D. Les plus anciens s’en souviendront avec une pointe de nostalgie, PowerVR avait effectivement l’un des principaux concurrents de feu-3DfX avant que les poids lourds du secteur graphique – ATI/AMD et NVIDIA – ne rafle la mise. Coup d’œil dans le rétroviseur.

Cette plongée dans le passé, nous la devons à Hardware.fr. Nos confrères ont effectivement épluché les différents billets publiés par Imagination Technologies et, en particulier, le premier d’entre eux qui revient logiquement sur les débuts – en 1993, ça ne nous rajeunit pas – de la société qui diffusait alors une très longue carte à base de puces Altera et Xilinx. Imagination Technologies revient ensuite sur la première véritable carte grand public, la Midas 1 qui fonctionnait un peu à la manière du concurrent 3DfX avec ses premières Voodoo. En effet, la carte n’était qu’un accélérateur 3D qui nécessitait d’être connectée à une carte graphique 2D pour être fonctionnelle. Dans un premier temps, il fallait même connecter, via l’extérieur du boîtier, les deux cartes avec un câble VGA.

Comme le soulignent nos confrères, ce n’est que plus tard – avec les PCX1 (1996) et PCX2 (1997) – que le nom de PowerVR a commencé à être employé. À cette époque, VideoLogic s’était associé à NEC afin de produire ses puces et à quelques grands noms de la carte graphique pour distribuer ses produits. Ainsi, la Matrox M3D fut une des plus célèbres et malgré des performances globalement très inférieures aux solutions 3DfX – notamment un moins bon support des développeurs – elle se distinguait par la qualité de son filtrage des textures. Très vite, une carte – l’Apocalypse 5D – permettait de cumuler les fonctions 2D – confiées au Tseng Labs ET6100, une puce très en vogue à l’époque – et les fonctions 3D.

La reconnaissance intervint un tout petit peu plus tard pour VideoLogic avec la signature d’un gros contrat. SEGA avait effectivement décidé d’équipé sa console Dreamcast d’une solution PowerVR. Si le contrat était intéressant financièrement, le succès de la Dreamcast n’aura pas été suffisant et VideLogic aura finalement pris du retard sur tous ses concurrents, NVIDIA en tête : la firme sortait alors son Riva TNT2 et commençait à prendre le dessus sur tous ses concurrents. VideoLogic changea alors de partenaire pour rejoindre STMicroelectronics et avancer de nouvelles générations de cartes graphiques, mais la concurrence de NVIDIA donc (avec le fameux GeForce 256) et même d’ATI (avec ses premières Radeon) était trop dure.

Dès 2002, STMicroelectronics abandonnait le marché PC pour se focaliser avec un certain succès sur les solutions mobiles qui comptait déjà pour l’essentiel de ses revenus. Dès 1998, la société était par exemple partenaire d’Apple. Hélas pour Imagination Technologies, Apple a mis un terme à ce partenariat qui représentait la moitié de ses revenus : d’ici 2 ans, Apple utilisera ses propres solutions graphiques. Comme l’explique Hardware.fr, cette annonce a entraîné l’effondrement de l’action Imagination en bourse (-70%) et s trouve sans doute à l’origine de la mise en vente de la société en juin dernier.

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