Quand Janet Jackson avait le pouvoir de faire planter les ordinateurs sous Windows

Écrit par Guillaume
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Parce que l’informatique recèle de temps en temps des secrets aussi étonnants qu’ils peuvent être amusants.

Une fois n’est pas coutume, nous n’évoquerons pas aujourd’hui une actualité au sens strict du terme. Disons plutôt qu’il s’agit d’une anecdote, mais elle devrait faire sourire, voire évoquer des souvenirs, à plus d’un utilisateurs de Windows, de Windows XP en particulier. La chose est révélée par Raymond Chen sur le blog officiel de Microsoft et relayée par nos confrères de Neowin. Quel est donc le point commun entre un ordinateur portable, Janet Jackson et Windows XP ?

À en croire Raymond Chen donc, le point commun entre ces trois éléments est la possibilité d’un crash pur et simple de l’ordinateur avec, dans le pire des cas, une panne de la machine. Un crash lié à l’écoute d’une chanson de l’artiste américaine, mais pas n’importe quel titre. En cause, Rhythm Nation issue de l’album Janet Jackson’s Rhythm Nation 1814 (1989). Il semblerait que le morceau contienne l’une des fréquences de résonance naturelles pour certains modèles de disque durs, les 5 400 tr/mn modèles très fréquents sur les ordinateurs portables du temps de Windows XP.

Microsoft n’a pas précisé quelle fréquence exacte entraînait le problème et puisque les disques durs de 5 400 tr/mn peuvent générer des sons entre 0 et 5 000 Hz, il n’est pas simple de trouver la « bonne » : des hypothèses avancent plusieurs « suspects » à 12,5, 87,5, 1 100, 1 450 , 1 700 ou 1 850 Hz. À l’époque, la chanson pouvait donc faire vibrer de manière risquée le disque dur du portable concerné, mais plus fort encore, aussi ceux d’ordinateurs voisins : le crash pouvait simplement nécessiter un redémarrage de la machine, mais dans certains cas, le disque dur était rendu inutilisable.

Il n’était évidemment pas question d’interdire la diffusion de Rhythm Nation et une astuce fut découverte par certains constructeurs puis généralisée : un filtre intégré au pipeline audio des machines qui détecte et supprime la fréquence incriminée avant qu’elle ne produise son dramatique effet. Bien sûr, la chose ne pose plus le moindre problème aujourd’hui, et ce, même si vous n’êtes pas encore complètement passé au SSD. L’anecdote rejoint ces petites histoires amusantes de la micro-informatique.