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Kazuhisa Hashimoto, l’inventeur du fameux « code Konami », est mort
Écrit par Guillaume 06-03-2020

Imaginé pour simplifier le débogage du jeu Gradius – en 1986 – le « code Konami » a marqué toute une génération de joueurs et installé son inventeur dans la légende du jeu vidéo.

« ↑ ↑ ↓ ↓ ← → ← → B A Start » voilà une succession de signes qui ne parlera pas à tout le monde… loin de là même. Ces onzes signes correspondent à autant de pressions de touches sur une manette de jeu. Une séquence baptisée « code Konami » par tous les amateurs de jeux vidéo et qui nous vient d’un homme, Kazuhisa Hashimoto, l’un des principaux producteurs de l’éditeur japonais. Un homme qui a rejoint Konami en 1981 alors que la société se focalisait sur les machines d’arcade, n’ayant pas encore pris la mesure de la révolution amorcée par les consoles, celles de Nintendo en tête de liste. Âgé de 61 ans, Kazuhisa Hashimoto est décédé dans la nuit du 25 au 26 février dernier, à Tokyo.

Nous sommes au début des années 80. Konami ne pense donc encore qu’aux machines d’arcade et cherche surtout à concurrencer un autre éditeur japonais. Namco vient effectivement de marquer les esprits avec la sortie de Xevious. On pense donc logiquement à la mise au point d’un shoot them up digne de ce nom chez Konami. Autour de Machiguchi Hiroyasu, une équipe est organisée et aboutit à la création de Gradius commercialisé en 1985 en salle d’arcade. Seulement voilà, les temps changent et le succès de la Famicom (NES en Europe) de Nintendo pousse l’éditeur à revoir sa politique et à se lancer dans l’adaptation de son jeu d’action sur la console de salon.

Afin de réduire les coûts d’une telle adaptation, c’est Kazuhisa Hashimoto qui doit s’en charger, seul. Pas forcément très doué sur les shoot themp up, le programmeur a bien des difficultés pour progresser et tester son jeu. Il décidé donc se simplifier la tâche en intégrant un code de triche qui lui permettait de débloquer l’intégralité des armes et améliorations disponibles. Le code est finalement conservé sur la version finale du jeu, un code à réaliser en réalisant successivement onze pressions sur certaines touches de la manette, « ↑ ↑ ↓ ↓ ← → ← → B A Start ». Onze pression réutilisés sur de nombreux autres jeux Konami par la suite et devenues un mythe de l’industrie du jeu vidéo au point d’avoir été cités / repris à d’innombrables reprises comme sur la chanson Anyone else but you des Moldy Peaches : « Up up down down left right left right B A start / Just because we use cheats doesn’t mean we’re not smart ».

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