Star Citizen : record du financement participatif, le jeu vidéo tarde à se matérialiser

Écrit par Guillaume
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Plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer une gestion catastrophique de celui qui reste – 7 ans après le lancement de sa campagne Kickstarter – le plus gros projet de crowfunding jeu vidéo.

Lorsqu’en octobre 2012, Chris Roberts annonce son nouveau projet jeu vidéo, le créateur de la franchise Wing Commander parvient à susciter une enthousiasme assez incroyable. L’engouement autour des projets en financement participatif est alors à son paroxysme et l’attente autour d’un space opera de qualité est énorme. Pour autant, personne n’aurait imaginé que ce Star Citizen parviendrait à amasser plus de 242 millions de dollars au travers de ses diverses campagnes de financement. Une somme fantastique qui devait permettre d’aboutir à un jeu grandiose, aussi bien en solo qu’en multijoueur.

Problème, sept après le lancement de la campagne, il est toujours très difficile de savoir exactement vers quoi se dirigent Chris Roberts et son équipe de Cloupd Imperium. Un article publié par Forbes tire même la sonnette d’alarme en expliquant notamment que sur les 288 millions de dollars que la société est parvenu à récupérer au total, il n’en restait plus que 14 millions fin-2017. D’autres sources de revenus – comme la vente de vaisseaux aux fans – semblent avoir évité une catastrophe, mais co-signé par Matt Perez et Nathan Vardi – deux anciens journalistes jeu vidéo – l’article de Forbes évoque « une gestion catastrophique » et de « colossaux problèmes dans la conduite du projet ».

À l’heure actuelle, Star Citizen est loin d’être fonctionnel. Le jeu est toujours en version alpha, les performances sont discutables et nous sommes surtout loin du compte question contenu. La coupe est pleine pour de nombreux joueurs qui ont décidé de porter l’affaire devant la Federal Trade Comission afin de demander un remboursement. Côté développeurs, le constat n’est guère plus optimiste et plusieurs anciens employés évoquent aujourd’hui des méthodes ubuesques. David Jennison parle de 17 mois de travail pour aboutir à la création de seulement cinq personnages car Chris Roberts ne serait jamais satisfait du résultat. Chris Roberts cristallise une bonne partie des critiques et des soupçons d’enrichissement personnel – loin d’être prouvés cependant – sont régulièrement évoqués. Une chose est sure, aujourd’hui bien malin qui pourrait parier sur une date de sortie pour le projet.