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Google Stadia : la solution de cloud gaming qui veut ringardiser les consoles / les PC

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Écrit par Guillaume
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Le jeu vidéo « à la Netflix » pourrait se concrétiser dans les prochains mois selon le calendrier avancé par Google.

À l’occasion de la Game Developers Conference qui se tient en ce moment même à San Francisco, Google a présenté ce que les rumeurs évoquaient depuis déjà plusieurs mois : une solution de cloud gaming qui doit permettre de se passer une fois pour toutes des consoles et autres PC dédiés au jeu vidéo. Baptisée Stadia, cette solution était au cœur de la conférence de presse menée par Phil Harrison, directeur du projet chez Google. Le principe de Stadia est on ne peut plus simple : de puissants data-center propriétés du groupe s’occupent de tout et diffusent – à la demande – les contenus sollicités par les joueurs, partout dans le monde, sans qu’il soit nécessaire de disposer d’une console de jeu vidéo ou d’un PC gamer.

À la manière de n’importe quel contenu diffusé en streaming, les jeux vidéo sont envoyés via la connexion Internet des utilisateurs sur n’importe quel appareil capable de lancer le navigateur web Google Chrome. Dans les faits, Stadia devrait donc être en mesure de fonctionner sur n’importe quel smartphone, n’importe quel tablette. Ensuite, c’est le navigateur Chrome qui se charge d’envoyer les requêtes des joueurs aux serveurs Google et, dans un second temps, d’afficher le contenu. Vous vous en doutez, aucun calcul n’est alors réalisé « en local » sur votre périphérique et ce sont les data-centers de Google qui se chargent de tout : forcément, il leur faut une puissance peu commune afin de réaliser cela simultanément pour des millions de joueurs à travers le monde. Cet aspect technique est encore un peu flou même si Google a d’ores et déjà évoqué un partenariat avec AMD afin d’intégrer des GPU particulièrement puissants. Phil Harrison a ainsi évoqué du jeu vidéo en Ultra HD @ 60 images par seconde et une puissance de calcul de l’ordre de 10,7 téraflops. Google se gargarise de ces chiffres et les compare à la puissance d’une PlayStation 4 Pro (4,2 téraflops) et d’une Xbox One X (6 téraflops) sans que l’on sache très bien ce que cela recouvre dans les faits : il n’est pas difficile d’afficher une puissance record sur le data-center, mais toute la question est de savoir comment celle-ci sera répartie entre les joueurs.

Plus important encore se pose évidemment la question de la qualité de la connexion. Le streaming vidéo est déjà relativement gourmand, mais dans le cas du jeu vidéo, les échanges se font dans les deux sens avec un rythme effréné : la moindre action du joueur doit être renvoyée aux data-centers pour être « analysée » avant que la réponse associée ne lui soit retournée. On imagine assez mal ce genre de choses se faire sur une connexion ADSL et même si la fibre optique progresse sensiblement, gageons que ce n’est pas demain que la France tirera un trait sur les consoles et autres machines de jeu. Reste que Google envisage déjà un lancement de Stadia avant la fin de l’année et que de plus amples informations devraient logiquement nous parvenir concernant la technique mise en place, les jeux prévus sur la plateforme et, bien sûr, le prix de tout ceci pour l’utilisateur final.