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La vidéo en ligne représente 80% des émissions du numérique
Écrit par Guillaume 28-07-2019

En ces temps de canicule, on analyse tous les nouveaux usages sous le prisme des émissions de gaz à effet de serre.

Au travers d’un vaste rapport publié en début de mois, le think tank The Shift Project se penche sur la question de l’usage de la vidéo en ligne dans un monde de plus en plus sous la menace des émissions de gaz à effet de serre. En effet, alors que l’on sait que le numérique dans son ensemble représente plus ou moins 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, nous apprenons dans ce rapport que le seul secteur des vidéos en ligne représente près de 40% de cette « contribution ». Ayant littéralement explosé ces dernières, le secteur des vidéos en ligne devrait être régulé si l’on en croit le rapport du think tank qui détaille évidemment les choses.

Émissions de gaz à effet de serre générées par les différents usages vidéo en ligne en 2018 [Source: « [Video+ Materials] Internet Video Traffic by use» (The Shift Project Materials, 2019a)]

En premier lieu, nous constatons donc que tous les autres usages cumulés du Net (messagerie instantanée, courrier électronique, sites Web, réseaux d’entreprise…) ne représentent qu’un dixième des émissions de gaz à effet de serre de l’économie numérique. The Shift Project a ensuite choisi de détacher ce qu’il appelle les « autres formes de vidéo » comme l’usage de Skype, de la télémédecine ou de la vidéosurveillance pour mettre l’accent sur les seules « vidéos en ligne » afin de souligner leur poids et leur formidable progression de ces dernières années. Ainsi, 306 millions de tonnes de CO² ont été émises par ces plateformes de vidéo en ligne, c’est à peu près le poids de l’ensemble de l’économie espagnole pour tenter une comparaison.

En tête de liste, on retrouve les plateformes de type VoD comme Netflix ou Amazon Prime bien sûr. Ces services représentent à eux seuls 34% des flux vidéos en ligne et ils seraient responsables de l’émission d’un peu plus de 100 millions de tonnes de CO². En seconde position, les plateformes de vidéos pornographiques ont émis 82 millions de tonnes et, en troisième, on retrouve les « tubes » (Youtube, Dailymotion…) avec 65 millions de tonnes. Nous vous conseillons évidemment de lire l’intégralité de ce rapport très intéressant et qui souligne, évidemment, l’importance d’un phénomène en progression constante : il est estimé que le trafic des données augmente de plus de 25% par an. The Shift Project pose donc la question de la nécessaire sobriété des usages avant de conclure : « l’intégration des contraintes énergétiques dans la transition numérique nécessite la mise en place de processus de gestion collective des arbitrages sociétaux à effectuer, afin de prendre en compte l’ensemble des acteurs et des dimensions du problème ».

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Commentaires
1

Invité Invité
vendredi 2 août 2019

1) Si les vidéos peuvent être héberger, quand bien même elle pollue, c'est que c'est rentable ! Quelque soit le type de vidéo. De plus, les gens paient pour ces services, par le biais de la publicité, Netflix, Youtube fournissent des services en échange de publicités (très très bien rémunéré) 2) Les fameuses émissions de GES peuvent être appliquer à tout et n'importe quoi, voir n'importe qui. Votre site, de part son hébergement et sa consultation par moi-même, produit du CO2... 3) Cette comparaison de qui-est-responsable-de-quoi ne peut servir que de support dans une étude d'un « impact énergétique », si on considère que toute activité est génératrice de CO2 4) Il ne s'agit ni plus ni moins d'un moyen de contraindre les FAI et la population à accepter la fin de la neutralité du net !!!  5) La fin de la neutralité du net permet de mettre en place un système de censure indirect 6) En outre, le problème ce n'est pas l'émission de GES, mais le système capitaliste en lui-même

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