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Localisation: enjeux, processus et foirades.

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Dossier

1/4 - Qu'est-ce que c'est la localisation?
Par Pives le 14-01-2016
Ce n’est pas nouveau, et vous le savez tous, le jeu vidéo avant d’être une passion, un divertissement, voire un art est avant tout un marché. Et pour qu’un marché soit viable, il est important qu’il puisse toucher le plus grand nombre. Afin d’augmenter sa rentabilité, il a du augmenter son rayonnement en se développant par delà ses frontières originelles.

Un des points communs de beaucoup de joueurs, c’est la méthode d’apprentissage des langues étrangères. Beaucoup d’entre nous, parmi les plus “âgés” ont eu à se frotter à la langue de Shakespeare très tôt. La plupart des jeux auxquels nous avions accès n’étant pas localisés. Et c’est de cela que nous allons parler aujourd’hui: le processus de localisation d’un jeu vidéo.

Dans un premier temps nous allons parler du travail du traducteur de jeux vidéos en allant à la rencontre de trois traducteurs professionnels, qui ont eu l’opportunité de travailler dans le domaine vidéo-ludique. Ils nous parleront des conditions de travail et des difficultés de localiser un jeu.

Puis nous nous pencherons sur un travail méconnu, mais pourtant crucial, qui est celui de testeur de localisation (oui, oui, ça existe). Nous verrons en quoi ça consiste et quel est son rôle dans le processus de localisation

Et enfin, étape finale de la localisation, le doublage… Mais est-il toujours judicieux de doubler un jeu ? Nous allons voir ça.

Mais avant toute chose, rapidement, qu’est-ce que la localisation d’un jeu ?

Et bien c’est tout simplement le nom donné aux étapes de la création d’un jeu vidéo, pendant lesquelles le jeu est adapté dans chacune des langues des pays où il sera commercialisé.

Dans le meilleur des cas et, quand cela est possible, la totalité du jeu devrait être localisée, des dialogues, aux menus en passant par les tutoriels, pour que les joueurs, puissent avoir accès à toutes les informations nécessaires tant en terme de gameplay qu’en terme de scénario.

C’est un processus long, risqué, couteux qui ne permet pas à tous les jeux d’arriver sur nos côtes. C’est pour cela que nous avons été privés des six premiers Final Fantasy, que pas un Dragon Quest n’a été adapté avant 2006, ces jeux étant jugés à l’époque comme trop exotique pour pouvoir s’implanter sur les marchés européens !

En effet, localiser un jeu est un pari que font les éditeurs; et si les gros studios(1) peuvent se permettre d’employer des grandes entreprises de traduction et de pouvoir lancer plusieurs productions en parallèle, ce n’est pas le cas des plus petits, ou des studios indépendants.

Ainsi, certaines bonnes âmes ont décidé de traduire les jeux pour que tous puissent en bénéficier, c’est ainsi qu’on va retrouver des amateurs à traduire les jeux des studios TellTales, d’autres à traduire des jeux indépendants, c’est le cas de Lucas par exemple, qui a traduit le jeu indépendant The Last Door  inspiré de l’univers d’Edgar Allan Poe (histoire prenante, bande son formidable, univers génial. Allez y jouer !)

The-Last-Door1

 

 

(1) Cela n’empêche pas SquareEnix d’envisager un possible crowdfunding pour la localisation de certains de ses titres jamais sortis en Europe… source

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